De ces 5 dernières années, celui-ci restera comme celui que j’ai le plus apprécié, réalisé principalement dans ce Maroc rural que j’aime tant, car il offre une parenthèse authentique, loin de l’agitation des grandes villes et de tous les circuits touristiques classiques.
Cette année fût exceptionnelle car les mois précédents à ma venue et dans certaines régions, le Maroc a connu d’abondantes précipitations, ce qui ne ce n’étaient pas vue depuis fort longtemps et de ce fait, le pays c’est paré de ces plus belles couleurs. D’autre-part, le taux d’ensoleillement a été particulièrement généreux avec moi, sans que je ne souffre de la chaleur.
Au programme de cette année, j’avais coché la région du Siroua comme étant la priorité des priorités, avec ensuite « une pincée de Saghro » et un final dans le Haut Atlas, sauf que la neige qui est tombé mi-mai sur la plupart des sommets de plus de 3 000 mètres, a rendu les pistes que j’avais programmé impraticables pour de nombreuses semaines.
Fraichement arrivée début avril à Tanger et après un bref passage à Azrou, j’ai quand même voulu réaliser quelques pistes Gandini figurant au « GUIDE 2 Le Sud du Tafilalet……» et le moins que je puisse dire, c’est que les 10 jours passés dans le secteur auront été un peu compliqué, en effet ! entre pistes coupées ou/et très détériorées, tempêtes de sable et Marocains pénibles, il était temps que je rejoigne la région du Siroua, content tout de même d’avoir revu mon ami Brahim du Camp Serdra à Tazzarine.
Rien de tel pour se ressourcer que d’entamer mon séjour dans le Siroua par l’Azib Iriri qui l’année dernière m’avait enchanté, et que dire de cette année avec ces paysages encore plus verdoyants et ces cascades naturelles à profusion.
Pas d’ascension au sommet du Jebel Siroua pour moi (ménisques fissurés) mais petit trek en solo à la source naturelle pétillante et à la pierre gravée de Taja Afri dont les gravures rupestres s’estompent inexorablement avec le temps qui passe.
Deuxième jour avec un second trek solo, aux alentours plus hauts sommets du coin, afin de profiter au maximum des somptueux paysages que nous offre la région.
Il faut dire que durant l’hivers dernier, j’avais préparé avec grand soins mon séjour dans cette région, surtout en recensant toutes les pistes débouchant sur des Azibs inhabités durant les mois d’avril à début juillet car ce sont des havres de paix. Seul quelques personnes y résident afin de maintenant les sites en état, servant aussi de gardiens et s’occupant des cultures existantes.
Durant plus d’un mois, j’ai donc parcouru est résidé dans tous les lieux que j’avais recensé et fait 2 magnifiques découvertes, 2 perles d’azibs ne figurant pas sur les cartes.
Ces séjours quasi monacaux ont rythmé mes journées et m’ont totalement déconnecté d’un monde dans lequel je ne reconnais plus.
J’ai vécu des bivouacs entourés d’oiseaux de petits mammifères, de reptiles et d’insectes, toute une faune et une flore exceptionnelle.
Sur l’un de mes bivouacs, qui a duré 3 jours et 4 nuits, j’ai même pu observer 12 sortes d’oiseaux différents que j’ai pu tous photographier car peu craintif à ma vue, c’était tout simplement génial.
Les Azibs sont de véritables écosystèmes et les paysages y sont magiques. La seule règle ici et de vous faire oublier et de vous fondre dans la nature afin de vous faire accepter par le peu de gens qui y vivent, car ce sont des microcosmes que les Marocains aiment garder pour eux.
Certaines pistes, permettant d’accéder à ces lieux, sont parfois pleine de surprises avec comme par exemple de gros blocs de rochers bloquant l’accès ou encore avec des pistes plus utilisées ou très endommagées. Lorsque les Azibs sont quasi vide, Les gens viennent à dos d’ânes ou en motocycles. Les pistes sont généralement remises en état avant l’arrivée des familles avec leurs bêtes.
Dans le Sagho, que je connais relativement bien, j’ai pu cette année faire les pistes que je n’avais encore jamais faites et qui me tenait à cœur et je n’ai pas été déçu ! Hormis 2 pistes où j’ai dû faire demi-tour (l’expérience m’a fait sentir la galère) le reste n’a été que du bonheur.
La région du Sagho reste aussi l’une de mes régions préférées, pour les innombrables piste où l’on a l’impression d’être seul au monde. Les bivouacs y sont majestueux et les paysages spectaculaires, entre désert et montagnes, un univers minéral datant de la période précambrienne.
N’ayant pu réaliser mon programme dans le Haut Atlas, j’ai donc terminé mon séjour au Nord du Maroc, où j’ai cherché des pistes en altitudes et/ou longeant la mer et pouvant m’offrir des bivouacs confidentiels sans touristes et tous mes efforts ont été récompensés à 2 reprises.
Il y aura peut-être un 6ème périple l’année prochaine……..Inchallah



































